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Voici l’heure du 18ème et dernier épisode de notre première saison ! On se quitte pour une courte pause estivale, mais on se donne déjà rendez-vous en septembre. En attendant, on clôture cette saison avec un sujet essentiel : les familles de français·e·s.

Si le CESEDA reconnaît un droit au séjour aux familles de français·e·s, les préfectures leur opposent une suspicion systémique. Sincérité du mariage, communauté de vie ou filiation : ces proches doivent sans cesse prouver leur légitimité face à l’administration.

Dans cet épisode, nous décryptons le droit au séjour des familles de français·e·s : Comment se défendre face à la remise en cause du lien matrimonial ou de filiation par les autorités ? Quelles sont les conditions du droit au séjour des familles de français·e·s ? Le JAF est-il un passage obligé dans certaines situations ?

Notre invitée pour en parler : Maître Eléna de Guéroult d’Aublay, avocate au barreau du Val-d’Oise, exerçant en droit de la famille et droit des étrangers.

La phrase clé

« Il y a une suspicion quasi-permanente à l’encontre des parents d’enfant français et des conjoints de Français, qui déroge à leur droit au respect de la vie privée et familiale. » (Maître Eléna de Guéroult d’Aublay)

Ce constat est capital : le plein droit n’a rien d’automatique. Si le CESEDA protège les liens familiaux, le pouvoir d’appréciation des préfets alimente la suspicion et impose aux familles une charge de la preuve permanente.

Le chiffre à retenir

40 102 : c’est le nombre de premiers titres de séjour « Famille de français » délivrés en 2024, contre 45 976 en 2021, soit une baisse de près de 13 % en quatre ans, sans modification des conditions légales de fond. (Source : DGEF, 2025)

À la une

  • La proposition de loi n°1008 du groupe UDR visant à interdire le mariage des étrangers en situation irrégulière a de nouveau été débattue à l’Assemblée nationale le 25 juin 2026, après un premier échec en juin 2025. Le Gisti et d’autres associations dénoncent ce texte qui porte atteinte à la liberté matrimoniale.
  • Le 29 mai 2026, le Conseil d’État a encadré le « défaut d’assimilation », souvent opposé aux conjoint·e·s de français·e·s : désormais seuls des comportements objectifs et caractérisés peuvent justifier un refus de nationalité (n° 498961, 501856, 502717).

À écouter

L’épisode complet « Les familles de français·e·s » est disponible sur toutes les plateformes (Spotify, Apple Podcast, Deezer, YouTube).

📄 Lire la transcription complète de l’épisode

À creuser

  • Le cahier juridique du GISTI sur le droit au séjour des parents d’enfant français.
  • Le cahier juridique du GISTI dédié aux conjoint·e·s de français·e·s, couvrant les conditions de fond, les procédures et les régimes spécifiques (Algérien·ne·s, Tunisien·ne·s).
  • L’Association de soutien aux Amoureux au ban public, pour accompagner les couples binationaux confrontés aux obstacles administratifs (soutien, témoignages, plaidoyer).

L’équipe

Podcast animé par : Salomé Ben-Saadi et Fleur Boixière
Production : Eva Ben-Saadi et Arthur Duboc
Identité sonore : Association Pax Musica

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